CRPF du Limousin, partenaire des propriétaires forestiers

Production de bois et autres produits

La forêt produit essentiellement du bois destiné au sciage ou à la "trituration" (panneaux, papier) mais elle peut avoir d'autres objectifs compémentaires.

1. Exploitation forestière

 

 

Les quantités enlevées de bois en forêt comprennent les bois commercialisés et ceux destinés à l’autoconsommation de bois de feu qui ne sont qu’estimées.

En 2002, les quantités commercialisées par département sont les suivantes :

 

 

Quantités exploitées et commercialisées de bois en 2002 (millier de m3 sur écorce)

Corrèze

Creuse

Haute-Vienne

Limousin

Bois d’œuvre feuillu

92

65

102

259

Bois d’œuvre conifères

512

385

460

1 357

Total bois d’œuvre

604

450

562

1 616

Bois d’industrie feuillu

207

157

236

600

Bois d’industrie conifères

105

68

53

226

Total bois d’industrie

312

225

289

826

Bois de feu commercialisé

21

6

18

45

Total exploitation forestière

937

681

869

2 487

Source : Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales – SCEES – Enquête annuelle de la branche "Exploitation forestière" 2001

 

Ces données tiennent compte des quantités importantes de bois récoltées à la suite de la tempête du 29 décembre 1999.

La valeur finale de l’ensemble sylviculture et exploitation forestière en 2001 a été estimée selon les mêmes sources à 104 millions d’euros, ce qui place le Limousin au troisième rang des régions françaises.

 

L’évolution des quantités exploitées peut se voir sur le graphique ci-dessous :

 

Source : service régional de la statistique agricole du Limousin

 

 

2. Les panneaux et le papier

 

Les usines de panneaux transforment 390 000 m3 de bois par an, et sont situées à Ussel.

les papeteries : la plus importante (située à Saillat) utilise du bois provenant des forêts des régions Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin et, dans une moindre mesure, des régions Auvergne et Centre. Sa consommation totale est de 1 550 000 m3 de bois en 2004, dont une partie (30% de la consommation) provient des produits connexes de scierie (sciures, déchets).

Il y a eu augmentation de l’activité de ce secteur lors des quinze dernières années.

 

3. Les scieries

 

Le bois de qualité est le plus souvent scié (mais rarement tranché ou déroulé). Le bilan financier de cette opération de sciage varie beaucoup selon les utilisations des bois, et donc selon leur valeur finale.

Les débouchés les plus rémunérateurs concernent la menuiserie et l’ébénisterie. Ils nécessitent des bois sans nœud, à accroissements relativement fins et réguliers. A l’autre extrémité, les bois destinés à la manutention des marchandises (palettes), à la charpente ou au coffrage sont les moins rémunérateurs, mais ils tolèrent des aspects (nœuds, accroissements) de moindre qualité.

La production de sciages par département est la suivante :

 

Quantités sciées de bois en Limousin en 2002 (m3 sciages)

Corrèze

Creuse

Haute-Vienne

Limousin

Sapin épicéa

75 631

55 500

38 008

169 139

Douglas

37 841

44 902

40 510

123 253

Pin sylvestre

44 306

7 001

2 133

53 440

Autres conifères

7 895

1 136

6 710

15 741

Total conifères

165 673

108 539

87 361

361 573

Chêne

9 289

1 847

11 761

22 897

Hêtre

5 407

100

617

6 124

Châtaignier

4 300

1 365

6 275

11 940

Autres feuillus

3 101

543

3 539

7 183

Total feuillus

22 097

3 855

22 192

48 144

Autres sciages (bois tropicaux, merrains, traverses)

5 304

930

16 828

23 062

Total bois sciés

193 074

113 324

126 381

432 779

Source : Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales – SCEES – Enquête annuelle de la branche "Scieries" 2002

 

L’évolution des quantités sciées peut se voir sur le graphique ci-dessous :

 

Source : Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales – SCEES – Enquêtes annuelles de la branche "Scieries"

 

Ce graphique montre la progression des quantités sciées pour les conifères, conséquence des efforts continus de modernisation des scieries depuis plus de vingt ans, ainsi que la régression des scieries feuillues, globalement moins performantes et dont les débouchés traditionnels de bois de traverse ont très fortement diminué. Ce mouvement s’accompagne d’une diminution du nombre de scieries, les unités restantes ayant une productivité croissante et étant mieux à même de répondre aux sollicitations de la demande. Il implique aussi, de la part des vendeurs, une adaptation des modes de commercialisation et d’exploitation des bois.

Entre 1989 et 1998, 7 unités nouvelles ont été créées, et 59 modernisées. Il y a eu en même temps une concentration du sciage sur les grosses unités, très nette pour le secteur des résineux, avec la disparition des petites unités ( - 83 en 10 ans, soit environ 8 par an). Il y a en plus une structuration très nette du territoire, avec la concentration des unités sur les axes Ussel - Egletons et Limoges - Aubusson. Elles emploient au total 900 personnes pour 122 unités en 2003.

 

4. Les autres utilisations du bois

 

Le bois énergie peut constituer un débouché pour la forêt régionale. En 2005, le ministère de l’Industrie a sélectionné, à la suite d’un appel d’offres, 4 projets en Limousin dont 3 utiliseront des produits connexes de scieries ou des plaquettes forestières pour un total estimé de 350.000 m3/an de bois.

Ces projets viennent en supplément d’une filière bois énergie en place qui compte en Limousin une cinquantaine de chaufferies collectives et industrielles pour une consommation d’environ 200.000 m3/an.

En outre, il existe une autoconsommation de bois de feu sur le marché du chauffage domestique qui est estimée à environ 300 .000 à 500.000 m3/an.

D’autres utilisations peuvent valoriser le bois. C’est le cas des poteaux pour le téléphone et l’électricité. Cette utilisation, qui n’a jamais connu une très forte activité en Limousin, permet aux propriétaires de conifères qui peuvent y avoir accès de bénéficier de niveaux de prix attractifs avec cependant des spécifications de qualité (rectitude, nombre de cernes, …) très particulières. D’autres marchés comme les bois agricoles, les piquets, les pieux peuvent aussi permettre une rémunération du propriétaire. D’une manière générale, ce sont des "niches" permettant des débouchés, mais qui ne justifient pas une sylviculture particulière à grande échelle. 

 

   

 

5. La chasse

 

La chasse concerne surtout les cervidés, en premier lieu le cerf et le chevreuil, ainsi que le sanglier. Il est possible de louer la chasse, et donc d’avoir des revenus, à condition d’avoir une surface suffisante pour constituer un territoire de chasse cohérent.. Elle peut être intéressante dans des massifs de faible valeur économique où les investissements potentiels sont importants pour développer la production de bois d’œuvre.

 

6. Les champignons

 

Les champignons ne laissent personne indifférent, surtout au moment de la poussée des cèpes. Le nombre d’espèces concernées est très important. La production de champignons forestiers en vue de la récolte ne fait pas encore l’objet de cultures spécialisées, même si des travaux de recherche sont en cours. Il convient de rappeler que les champignons appartiennent au propriétaire du sol. Le ramassage des champignons chez autrui n’est donc pas autorisé. La commercialisation concerne principalement deux espèces : le cèpe et la girolle.

 

 

Dans la pratique, l’obtention d’un revenu de ses champignons est très difficile, tant à cause des aléas climatiques ayant une forte incidence sur la production, qu’à cause du fait d’une récolte non autorisée et difficile à interdire. De plus, les quantités récoltées sont en baisse en raison principalement de la transformation des peuplements d'épicéas.

 

7. Les petits fruits

Les petits fruits de la forêt sont essentiellement les myrtilles. Elles viennent en altitude et peuvent faire l’objet d’une cueillette pour la production de confiture ou de conserves. A ce titre, elles peuvent fournir un revenu complémentaire compatible avec la production de bois de qualité, comme dans les sapinières.

 

CRPF du Limousin - SAFRAN - 2 avenue Georges GUINGOUIN - CS 80912 PANAZOL - 87017 LIMOGES CEDEX 1 - Tél.: 05 87 50 42 00

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