La taxe sur la valeur ajoutéeLa sylviculture est une activité économique. Elle entre dans le champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).La sylviculture est une activité économique. Elle entre dans le champ d’application de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). En tant qu’activité agricole avec des règles spécifiques différant légèrement du régime général. Cet impôt supporté par le consommateur final est collecté à chaque étape de la fabrication d’un produit ou d’un service, donc lors de la vente de bois debout ou abattu. Principe et assiette
Les propriétaires sylviculteurs sont considérés comme des exploitants agricoles au titre d’une activité dénommée en fiscalité « exploitation forestière ». Ce classement est indépendant de l’affiliation à un quelconque régime agricole comme les assurances mutuelles agricoles. Deux régimes sont possibles : celui forfaitaire, si le chiffre d’affaires ne dépasse pas un total de 92 000 € encaissés sur deux années consécutives, et celui du régime simplifié agricole au delà de ce chiffre. Ce dernier cas ne sera pas développé ici ; compte–tenu de sa complexité de mise en œuvre, on se réfèrera aux ouvrages spécialisés (voir notamment le guide fiscal de la forêt privée d’Hélène Engel). Dans le cas du régime forfaitaire, le taux de remboursement de la TVA est de 3,05 % sur la valeur des bois dès lors que ses ventes et livraisons entrent dans une des catégories suivantes : - vente en France à des personnes assujetties et redevables de la TVA (cela exclut de l’assiette du calcul du remboursement forfaitaire les ventes faites à un agriculteur qui n’est pas assujetti à la TVA selon le régime simplifié agricole) ; - livraisons intracommunautaires dans les cas suivants : • la livraison est faite à des assujettis membres redevables de la TVA dans l’Etat d’arrivée des biens livrés ; • la livraison est faite à des personnes morales non assujetties à la TVA mais dont les acquisitions seront imposables dans l’Etat d’arrivée des marchandises ; - exportation de bois. Obligations des acheteurs
Elle implique la délivrance d’une facture comportant obligatoirement les informations suivantes : - nom, adresse, raison sociale du vendeur (ou du prestataire) et du client ainsi que le numéro individuel d’identification à la TVA du fournisseur ; - le numéro de la facture, qui est unique et basé sur une séquence chronologique et continue, ainsi que sa date de délivrance ; - pour chaque ligne de la facture, la date de réalisation de la livraison de biens, de la prestations de services ou du versement de l’acompte, la quantité de biens ou de services rendus, la dénomination précise des biens ou du service, le prix unitaire hors TVA des biens ou services hors rabais, remises et ristournes lesquels font l’objet d’une mention particulière sur la facture, et le taux de TVA applicable pour chaque bien livré ou service rendu ; - le montant total de la TVA à payer et, par taux d’imposition, le total hors taxe et la taxe correspondante ; - les rabais, remises, ristournes ou escomptes liées à l’ensemble de la facture. Au début de chaque année, les acheteurs doivent délivrer une attestation récapitulant tous les paiements effectués au propriétaire forestier au cours de l’année précédente. Ces attestations sont seules admises pour la justification des bases de remboursement du calcul forfaitaire. Procédure de remboursement
Le régime forfaitaire s’applique d’office aux propriétaires forestiers qui ne sont pas assujettis à la TVA sans aucune autre formalité que la déclaration du chiffre d’affaires. Au début de chaque année, le propriétaire forestier adresse au centre des impôts de la propriété principale une déclaration récapitulative de ses ventes de l’année précédente (imprimé 3520) en joignant les attestations des acheteurs. Elle implique également l’obtention d’un numéro SIREN à neuf chiffres qui sera demandé au centre des impôts lors de la première demande de remboursement forfaitaire. |
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